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2013-01-18

La GEJM remanie sa direction pour affronter les défis d'une industrie en mutation

Photo: Ron Carroll

Redessiner le paysage plutôt que recruter de nouveaux visages: voilà ce que privilégie la Guilde des employés de journaux de Montréal pour les années à venir.

Ainsi, Ron Carroll, qui occupait le poste de secrétaire depuis cinq ans, fut récemment élu président par acclamation. Ce dernier succède à Mona Leroux, qui quitte ce poste après plusieurs années pour devenir vice-présidente.

« Après avoir eu en place des gens ayant exercé les mêmes fonctions durant de nombreuses années, nous avons décidé d'apporter des changements en leur confiant de nouvelles tâches, a indiqué Carroll. Ainsi, les membres de l'exécutif forment une solide équipe. »

Le remaniement s'étend aussi à John Mahoney, qui passe de président de l'unité principale à secrétaire. De son côté, Stanley Kawai demeure en poste à titre de trésorier.

Les personnes qui conservent leur poste de président ou qui accèdent à cette position incluent Debbie Hughes (publicité), Janet Murphy (bureau d'affaires), Walter Batista (petites annonces) et Debbie Anderson (service du traitement des données). Quant à Michelle Lalonde, celle-ci occupe le poste de déléguée au rédaction à l'unité principale.

Carroll, qui a joint les rangs de The Gazette à titre de réviseur il y a vingt-cinq ans alors que le quotidien comptait quelque 1 000 employés, est désormais à la tête de l'une des premières guildes d'employés de journaux au Canada. Celle-ci ne compte actuellement que 189 membres, conséquence d'une rationalisation de la main-d'oeuvre effectuée par The Gazette au cours des deux dernières années, qui a eu pour effet de réduire le nombre d'employés à environ 250.

Selon Carroll, le plus important défi que devra affronter la GEJM au cours des trois à cinq prochaines années sera « l'érosion constante de la qualité dans la production de journaux », alors que de nombreux emplois sont abolis ou encore confiés en sous-traitance.

De toute évidence, l'objectif de Postmedia est de sabrer dans ce que l'entreprise considère comme étant des dépenses patrimoniales, c'est-à-dire les salaires, les avantages sociaux et les régimes de retraite. Ainsi, la Guilde se doit d'envisager diverses options. « Il importe pour nous de demeurer flexibles afin de protéger nos emplois, précise Carroll. Toutefois, les concessions accordées lors de la négociation de conventions collectives ne peuvent être une avenue à sens unique. »

Selon lui, les membres se disent préoccupés par la situation financière de Postmedia. L'entreprise s'est d'ailleurs vue accorder un prolongement du délai pour combler le manque à gagner au niveau du régime de retraite, délai qui passe de cinq à dix ans.

« Aussi, plusieurs employés âgés dans la trentaine s'inquiètent du sort qui attend l'industrie des journaux au cours des prochaines années, souligne Carroll. Nous assistons actuellement à des transformations majeures, et ce, non pas sur une base annuelle, mais bien chaque mois, voire chaque semaine. »

Le président souhaite que les membres s'impliquent davantage dans les divers dossiers de leur syndicat. « Il importe que ces derniers soient bien au courant des initiatives que nous entreprenons, non seulement en ce qui a trait à la négociation de conventions collectives, dit-il. Je tiens à ce qu'ils soient davantage renseignés sur le rôle d'un syndicat. » Cela pourrait entre autres prendre la forme de rencontres individuelles ou de courriels expédiés chez les membres.

 

 

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