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2013-01-01

SCA CANADA:

En 2013, nous lutterons plus que jamais pour assurer le bien commun

Martin O’Hanlon
Directeur, SCA Canada

Photo: Martin O'HanlonVoici ma résolution pour 2013.

Désormais, lorsque je me lève le matin, je me pose la question suivante: « Que puis-je faire aujourd'hui afin d'améliorer la vie des Canadiens et de leur permettre de s'épanouir dans un meilleur pays? »

De toute évidence, la réponse n'est pas « réduire les salaires, favoriser les mises à pied et déménager les emplois outremer ».

Toutefois, il semble que ce soit une alternative privilégiée par plusieurs entreprises — avec l'appui des conservateurs — dans leur éternelle quête d'optimisation des profits.

Nous parlons ici de ces mêmes individus qui, tout en anéantissant l'économie locale et la vie des travailleurs, en plus de ronger la classe moyenne, ont l'audace de jeter le blâme pour le piètre état de notre économie sur les syndicats —, et ce, même si une minorité de travailleurs sont syndiqués.

Au cours de la prochaine année, SCA Canada entend poursuivre son combat afin d'insister haut et fort pour le maintien d'emplois et d'un journalisme de qualité. Nous le ferons à la table des négociations, en discutant avec les employeurs, par l'entremise de communiqués de presse et en formant des coalitions.

En 2011, nous avons été témoins du mouvement Occupy et, en 2012, ce fut « Idle No More » (« Finie l'inaction"). De tels mouvements citoyens nous ont démontré que beaucoup de gens en ont ras le bol de l'injustice sociale et économique et, plus important encore, qu'ils entendent désormais agir. Il nous faut leur accorder notre appui. Nous travaillerons de concert avec le mouvement syndical, les groupes communautaires et d'autres organisations progressives afin de faire valoir la cause du 99 %, de freiner les mises à pied et d'améliorer les conditions salariales.

Nous amorçons l'année 2013 avec l'espoir que le pire de la crise pour l'industrie des médias est désormais chose du passé, et l'optimisme que la nouvelle année sera marquée par une hausse du nombre d'emplois et de la qualité journalistique.

Évidemment, ce ne sont pas l'espoir et l'optimisme qui provoquent le changement, mais bien l'effort et la détermination. Notre défi sera de convaincre nos employeurs d'investir dans un produit de qualité et la croissance de leur entreprise, plutôt que de continuer à abolir des postes et à réduire leurs dépenses.

S'il y a une évidence flagrante que nous avons constatée au cours de la dernière décennie, marquée par une vision économique axée sur le tronçonnage, c'est que la réduction des coûts n'engendre des économies qu'à court terme. Éventuellement, on assiste plutôt à une baisse des revenus occasionnée par un déclin du nombre de lecteurs, d'auditeurs et de téléspectateurs.

Un autre défi important pour 2013 sera de nature politique. En tant que dirigeant représentant des milliers de journalistes, j'ai insisté maintes fois sur le fait que je n'appuie aucun parti au détriment d'un autre. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant qu'il faille demeurer des témoins impuissants devant toutes les injustices constatées et les attaques dirigées vers nos membres, le 99 % et la démocratie.

Lorsqu'un gouvernement, un parti politique ou tout autre groupe s'en prendra au bien commun, nous entendons dénoncer, agir et intervenir. Comme nous l'avons fait lorsque le gouvernement Harper a déposé le projet de loi C-377, une aberration à la fois intrusive, injuste, inutile et idéologique dont l'administration engloutira annuellement des millions de dollars des contribuables —, et ce, sans que quiconque en retire quelque bénéfice que ce soit. L'unique objectif d'une telle loi est de s'en prendre aux syndicats, de les embourber dans un onéreux processus administratif et d'y soutirer des informations de nature financière et autre à de simples fins de propagande de droite.

Nous poursuivrons notre montée aux barricades contre la loi C-377 et appuierons toute contestation devant la cour lorsqu'elle obtiendra la sanction royale.

Aussi, nous poursuivrons nos efforts afin de protéger CBC/Radio-Canada contre toute nouvelle amputation de son financement, par l'entremise de campagnes populaires et autres initiatives, pour ainsi assurer la survie et le dynamisme de la radiodiffusion publique canadienne.

Enfin, nous exercerons encore plus de pression envers le gouvernement conservateur, afin que celui-ci mette fin à ses intentions idéologiques et mesquines de reporter à 67 ans l'admissibilité aux pensions de vieillesse — une décision qui viendrait soutirer de l'argent à même nos poches, tout en obligeant des milliers de Canadiens à attendre encore plus longtemps avant de pouvoir prendre leur retraite.

Certes, les défis qui nous attendent sont nombreux, tout comme le seront les embûches.

Nous avons deux choix: ou bien nous demeurons passifs en espérant retrouver au cours de la prochaine génération les vestiges d'une classe moyenne; ou bien nous menons le combat dès aujourd'hui.

Consacrons-nous tous ensemble à protéger les emplois, à défendre le journalisme, à améliorer les conditions salariales et à faire du Canada un meilleur pays pour tous les Canadiens.

Ensemble, nous vaincrons.

 

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